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Homosexualité

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Dans cet article

A. L'homosexualité en général

1. Qu'est-ce que l'homosexualité ?

L'homosexualité est l'attirance sexuelle et affective envers des personnes du même sexe, accompagnée d'un manque d'attirance envers celles du sexe opposé. C'est une condition complexe qui implique des dimensions psychologiques, émotionnelles et relationnelles.

2. Qui ne sont pas homosexuels ?

L'homosexualité est une situation délicate qu'il convient de clarifier avec précision pour ne pas commettre de tristes méprises, car toute attirance ou inclination envers une personne du même sexe n'est pas le signe d'une homosexualité réelle. Exemples de personnes qui ne sont pas homosexuelles :
  • Les personnes dotées d'une plus grande sensibilité à la beauté. Elles perçoivent la beauté dans les deux sexes et cela les attire. Découvrir de la beauté chez une personne du même sexe ne signifie nullement être homosexuel, car cette beauté existe réellement, et il est tout à fait naturel qu'elle attire. L'homosexualité authentique comprend au contraire une absence de réponse et d'attirance envers le sexe opposé.
  • Les personnes qui ont une plus grande sensibilité aux marques d'affection, d'où qu'elles viennent. Cela ne signifie pas non plus être homosexuel.
  • Les personnes qui ont pensé ou accompli des actes de nature homosexuelle de façon tout à fait exceptionnelle. Des faits isolés ne permettent pas de porter un jugement définitif sur une personne.
  • Les adolescents qui traversent des hésitations dans leur processus de maturité. Ces passages se corrigent d'ordinaire facilement avec le temps, pourvu que l'on n'entretienne pas cette désorientation.
  • Les personnes qui n'ont pas exercé la vertu de chasteté mais qui se laissent dominer par la recherche effrénée de plaisirs sexuels et les recherchent n'importe où. La race, l'âge ou le sexe leur sont indifférents. Il ne s'agit pas là d'homosexualité, mais d'une obsession compulsive pour le sexe.

3. Comment l'homosexualité s'acquiert-elle ?

(Une réponse plus détaillée dans la section C). Le processus peut être décrit comme ceci :
  • Un début traumatisant, un environnement raréfié, une pression psychologique..., engendrent une fausse inclination émotionnelle.
  • Cette inclination émotionnelle n'est pas contrôlée mais peut se déchaîner dans des actions sexuelles désordonnées.
  • Les plaisirs sexuels obtenus réaffirment la propension à désirer les obtenir à nouveau.

4. Comment surmonte-t-on l'homosexualité ?

(Une réponse plus détaillée est développée dans la section D). L'homosexualité est susceptible d'être corrigée et surmontée, même si la démarche n'est ni facile ni instantanée, car les désordres sexuels créent une véritable accoutumance. Il sera parfois nécessaire de faire appel à un psychiatre ou un psychologue de confiance. D'une manière générale, on peut recommander les démarches suivantes :
  • Maîtriser les désirs sexuels en évitant de les répéter, aussi bien dans les actes concrets que dans les pensées intérieures, dans le but d'oublier et de désamorcer la dépendance au sexe. (Cet effort sera plus ou moins exigeant selon le degré d'enracinement du trouble ; cet effort intense fait partie intégrante du prix à payer pour surmonter le problème).
  • S'il n'y a pas eu d'actes sexuels désordonnés, il s'agit seulement de dépasser l'inclination affective en rééduquant ses sentiments. Il faudra de la constance et de la patience, jusqu'à ce que ces schémas mentaux s'estompent et s'oublient.
  • Dans tous les cas, les tendances homosexuelles se surmontent bien mieux par un travail professionnel abondant et bien fait (pour garder l'esprit utilement occupé) et par le service généreux des autres (en arrachant son cœur à l'égoïsme et à l'isolement). Les sentiments d'apitoiement sur soi sont particulièrement contre-productifs.
  • Il sera également très bénéfique de nourrir une vie spirituelle fervente, afin d'acquérir un équilibre intérieur plus solide et d'implorer le secours puissant de la grâce divine.

B. Homosexualité et maladie

1. Une maladie est-elle quelque chose de dénigrant ?

Non, en aucun cas. Une maladie ou un trouble est une souffrance involontaire qui mérite respect, compréhension, sollicitude et soutien médical ou fraternel. Personne ne perd sa dignité humaine parce qu'il est malade ou en difficulté.

2. Un homme qui présente des faiblesses ou des défauts est-il haïssable ?

Certainement pas. Tout être humain est créé à l'image de Dieu et possède une valeur inestimable. On doit aimer et respecter chaque personne tout en distinguant son être de ses blessures, de ses faiblesses ou de ses comportements désordonnés.

3. Est-il indifférent d'user du sexe d'une manière ou d'une autre ?

Deux conceptions s'opposent ici :
  • Si en matière de sexualité tout est permis et qu'il n'existe aucune limite morale, alors n'importe quel usage du sexe serait légitime : les pratiques homosexuelles, l'adultère, la fornication, les relations avec des mineurs, etc. Selon une telle logique, un usage particulièrement habile du sexe serait la prostitution, puisqu'elle présenterait l'avantage de procurer de l'argent.
  • L'autre perspective consiste à reconnaître que la sexualité possède ses règles et ses finalités propres, et qu'elle ne peut pas être utilisée n'importe comment ni avec n'importe qui. On parvient ainsi à la conclusion la plus conforme à la nature humaine : la sexualité ne doit être vécue qu'entre un époux et son épouse légitime, dans un don total et ouvert à la transmission de la vie.

4. L'homosexualité est-elle une tendance sexuelle comme une autre ?

Les tendances ne se distinguent pas par le fait d'être des tendances, mais par ce vers quoi elles inclinent. Et elles seront bonnes ou défectueuses selon ce qu'elles cherchent à atteindre. Par exemple, il y a des tendances à l'obésité, au vol, à la musique, à la colère, à la sérénité, à la femme du voisin, au suicide, etc. Les unes sont bonnes et il convient d'en dominer d'autres.

5. L'homosexualité est-elle une bonne tendance ?

Deux réponses sont possibles ici :
  • Ceux qui soutiennent que la sexualité peut être vécue de n'importe quelle manière considèrent les pratiques homosexuelles comme légitimes.
  • Ceux qui reconnaissent que la sexualité possède ses lois propres considèrent comme règle la plus fondamentale qu'elle ne doit être exercée qu'entre un homme et une femme. Par conséquent, l'homosexualité est une tendance anormale qui doit être corrigée ou maîtrisée. C'est évidemment la position de la droite raison.

6. L'homosexualité est-elle une maladie ?

Ici encore, deux attitudes s'opposent :
  • Ceux qui pensent que la sexualité peut être exercée sans règle considèrent l'homosexualité comme une simple variante parmi d'autres, ne désirent nullement en guérir et refusent qu'on parle de trouble ou de maladie.
  • Ceux qui constatent avec réalisme que l'homosexualité est une tendance anormale la comparent aux inclinations compulsives au vol, à l'alcool ou aux jeux d'argent. Dès lors, ils la considèrent comme une faiblesse, un défaut ou un trouble comparable à la dépendance au jeu ou à l'alcoolisme.

7. Comment vaut-il mieux considérer l'homosexualité ?

  • La considérer comme un défaut ou une anomalie présente l'immense avantage que l'on s'efforcera de la corriger et que l'on évitera de la mettre en pratique.
  • La considérer comme une bonne chose ne résout en rien le problème fondamental. N'oublions pas qu'être homosexuel n'est pas une condition épanouissante et joyeuse, mais une psycho-dépendance compulsive accompagnée de souffrances.
  • Il vaut infiniment mieux la regarder comme un trouble dont on peut chercher les voies de guérison. Et de fait, de nombreux psychiatres et psychothérapeutes obtiennent de remarquables résultats.

8. De quel type de trouble s'agit-il ?

  • L'homosexualité est un phénomène purement psychologique, et elle ne peut pas être modifiée par des hormones. Les facteurs glandulaires ou hormonaux ne sont pas la cause de l'homosexualité.
  • Les personnes homosexuelles ont des chromosomes normaux. Les facteurs génétiques ou héréditaires ne sont pas à l'origine de l'homosexualité.
  • L'homosexualité s'inscrit parmi les névroses ou troubles du comportement, en l'occurrence de nature psycho-sexuelle. (D'autres névroses sont par exemple les troubles dépressifs, les phobies, l'anxiété chronique, la dépendance au jeu, etc.). De fait, de nombreuses personnes s'en libèrent en recourant à la psychiatrie et à la psychothérapie appropriées.

9. Quels sont les symptômes communs aux névroses ?

Ces troubles s'accompagnent de doutes persistants, d'obsessions, d'insécurités et de conflits intérieurs douloureux. Au fond, on observe fréquemment ces traits :
  • un complexe d'infériorité marqué ;
  • de l'infantilisme affectif, avec un vif besoin d'attirer l'attention et d'obtenir l'approbation d'autrui ;
  • un égocentrisme mental ;
  • une habitude d'apitoiement sur soi-même, une tendance perpétuelle à la plainte et à l'autodramatisation : « Pauvre de moi ! », le sentiment d'être une éternelle victime.
On obtient une amélioration considérable lorsque l'on parvient à briser les liens de l'apitoiement sur soi.

C. Comment l'homosexualité s'acquiert-elle ?

1. Les parents ont-ils une influence ?

Tout parent exerce toujours une influence sur ses enfants ; mais chaque enfant forge sa propre existence et répond de ses actes. Les personnes homosexuelles demeurent pleinement responsables de leurs décisions libres, même si elles ont subi des influences :
  • Le père : pour un garçon, se sentir aimé, estimé et valorisé par son père est essentiel pour développer sa confiance en soi en tant qu'homme. Un père distant, froid ou absent constitue une influence très défavorable.
  • La mère : une mère trop possessive, étouffante ou surprotectrice peut amener son fils à se sentir moins viril et constitue également une influence dommageable, bien qu'en règle générale moins déterminante que la relation au père.

2. L'environnement joue-t-il un rôle ?

La relation avec les autres garçons est un facteur bien plus décisif encore. Si le garçon entre pleinement dans le monde des autres garçons et devient l'un des leurs, le danger de l'homosexualité disparaît. En revanche, s'il se sent marginalisé, rejeté ou mal à l'aise, le danger augmente notablement. Les moqueries de ses camarades aggravent encore la situation.

3. Y a-t-il une responsabilité personnelle ?

Sans aucun doute. Chaque être humain est libre, et il peut soit se laisser emporter par les circonstances, soit tracer son propre chemin au sein d'un milieu difficile. Par exemple, la perception que l'on a de soi-même ainsi que sa capacité de résistance et d'endurance jouent un rôle important.

4. Comment l'homosexualité s'enracine-t-elle ?

Le processus se poursuit ainsi :
  • Un complexe continuel d'infériorité engendre l'apitoiement sur soi et l'autodramatisation, afin que le propre moi se sente important : « Combien je souffre ! Ma souffrance est unique au monde ! ».
  • Un apitoiement répété engendre une habitude et une dépendance envers cette plainte consolatrice. La maturité de la personnalité s'interrompt dans les domaines précis où s'enracine cet apitoiement. Et il subsiste un enfant plaintif qui vit dans l'adulte et tyrannise l'esprit en quête constante de consolations.

5. Comment naît l'érotisme homosexuel ?

Le processus homosexuel se développe de cette manière :
  • Surgit avec anxiété le désir ardent de trouver une consolation auprès d'un semblable. (Un amour égoïste, comme celui de qui ne recherche que des plaisirs sexuels). Pourquoi auprès d'un autre garçon ? En raison de son désir intense d'être inclus dans le monde des hommes et d'être valorisé par eux.
  • Avec les plaisirs sexuels, on acquiert une dépendance encore plus forte, sans que cesse pour autant la dépendance à l'apitoiement sur soi et à l'autodramatisation. On en vient même à rechercher davantage de souffrance pour alimenter l'autodramatisation et pouvoir ainsi s'apitoyer encore plus sur soi. On cherche un partenaire, puis un autre, et encore un autre, sans en aimer aucun, car on ne recherche en réalité que son propre moi. Et l'on rompt avec eux pour continuer à dramatiser en en cherchant un nouveau.

6. Pourquoi la maturité affective se bloque-t-elle dans l'homosexualité ?

  • La maturité affective exige de sortir de soi-même, alors que l'auto-consolation focalise entièrement la pensée sur soi, et la dépendance suscite une véritable panique à l'idée d'en sortir.
  • Il en coûte de sortir de cette boucle fermée parce que l'apitoiement sur soi apporte un certain soulagement immédiat ; et l'on craint de perdre cet appui face à son complexe d'infériorité.
  • L'affectivité demeure ainsi bloquée dans une situation dont on a peur de sortir ; et les sentiments hétérosexuels instinctifs sont étouffés inconsciemment et ne parviennent pas à maturité. Au fond de soi demeure un enfant plaintif et apitoyé sur son sort qui domine et réprime tout le reste, afin de ne pas perdre la consolation de l'apitoiement dont il est devenu dépendant.

7. Est-il mauvais d'être une personne compatissante ?

Éprouver de la compassion envers autrui est une bonne chose si cela conduit à lui procurer un bien réel et efficace. Mais si la pitié ne sert qu'à se complaire dans son propre cœur compatissant, on court le risque redoutable de souhaiter que la personne continue d'aller mal pour continuer à éprouver cette pitié qui nous flatte agréablement.

8. Est-il mauvais de s'apitoyer sur soi-même ?

Ce n'est pas mauvais si cela pousse à redoubler d'efforts pour changer la situation présente ; mais si l'on trouve refuge et consolation dans cet apitoiement, on risque de désirer perpétuer cet état pour continuer à en tirer cette consolation émotionnelle. L'homosexuel s'apitoie sur sa virilité défaillante, devient dépendant de son apitoiement et bloque inconsciemment tout ce qui pourrait le priver de ce réconfort. Inconsciemment, il désire demeurer peu viril pour continuer à avoir pitié de lui-même. C'est pourquoi la guérison exige de briser cette habitude d'apitoiement, et cette rupture est exigeante et douloureuse.

D. Comment surmonter l'homosexualité ?

1. Vaut-il mieux l'accepter ou convient-il de la surmonter ?

Même si l'on tente de l'accepter, l'homosexualité maintient une tension intérieure permanente qui n'a rien d'agréable. Il est infiniment préférable de se dépasser soi-même et de se libérer durablement de cette condition douloureuse.

2. Quelles tensions intérieures endure-t-on ?

Avec plus ou moins de nuances selon les individus, on peut relever plusieurs tensions habituelles au fond du cœur des personnes homosexuelles :
  • Les instincts hétérosexuels naturels qui luttent pour émerger, et l'enfant apitoyé sur lui-même qui les empêche de germer. La maturité affective qui cherche à s'épanouir et l'infantilisme intérieur qui la comprime.
  • Le complexe lancinant d'infériorité et le désir sincère de le surmonter.
  • La quête compulsive de relations et d'aventures pour sa propre satisfaction et consolation, opposée au désir noble d'aimer authentiquement sans être l'esclave du sexe.
  • Le besoin désespéré d'attention et la soif de vraie liberté. L'attachement excessif à la mère et l'aspiration à devenir un adulte autonome.
  • L'apitoiement théâtralisé sur soi-même et le désir naturel de ne plus se sentir une perpétuelle victime.
  • La difficulté d'entrer en relation sereine avec les autres et le besoin viscéral d'être pleinement accepté et réconforté par eux.
  • La personne ne se sent pas femme, mais ne se sent pas non plus pleinement à sa place parmi les hommes. Elle est devenue un adulte, mais conserve des réflexes rigides et enfantins.
Ces tensions intérieures sont si intenses que les personnes guéries de l'homosexualité affirment unanimement s'être débarrassées d'un fardeau extrêmement pesant.

3. L'acceptation guérit-elle les tensions ?

Non, aucunement. L'acceptation résignée de l'homosexualité permet seulement d'éviter de penser au problème et n'apporte qu'un apaisement tout à fait superficiel. Les tensions demeurent intactes en profondeur, car la situation demeure contraire à la nature humaine. On en vient même à désirer l'existence de ces tensions pour pouvoir continuer à se lamenter et à s'auto-consoler.

4. Est-il possible de guérir ?

Oui. Il est tout à fait possible d'en guérir, et en réalité un nombre significatif de personnes y sont parvenues, tandis que beaucoup d'autres ont obtenu une amélioration très sensible. Si l'homosexualité est profondément ancrée, la guérison exige un processus progressif qui s'étend sur plusieurs années. Il en va de même pour d'autres névroses : les phobies et les troubles obsessionnels-compulsifs peuvent être guéris, mais la transformation demande du temps. Il est normal qu'une guérison complète réclame trois à cinq années d'efforts persévérants, bien qu'il ne s'agisse pas d'une règle absolue et que certains cas évoluent plus rapidement que d'autres.

5. Le mariage guérit-il l'homosexualité ?

Non, pas du tout. L'homosexualité ne se résorbe que lorsque l'affectivité parvient à sa véritable maturité. Ce n'est pas le mariage en soi qui produit ce résultat.

6. Comment surmonte-t-on l'homosexualité ?

Le chemin de guérison le plus efficace et le plus éprouvé consiste à se libérer de l'enfant intérieur plaintif et apitoyé sur son sort. Si on le met peu à peu à l'écart, l'affectivité hétérosexuelle naturelle parvient enfin à mûrir et la véritable guérison s'opère.

7. Comment s'y prendre concrètement ?

Quelques repères pratiques d'action pour dépasser l'homosexualité :
  • Il faut évidemment rompre de manière nette avec les fréquentations homosexuelles qui réactivent continuellement le problème. De la même façon, une personne dépendante doit impérativement cesser de consommer de la drogue si elle veut guérir.
  • Il convient de démasquer sans complaisance l'enfant intérieur plaintif et de supprimer progressivement les lamentations et les attitudes mélodramatiques.
  • Il faut repérer l'apitoiement enfantin sur soi et le chasser vigoureusement dès qu'il se manifeste.

8. Un moyen pratique d'agir au quotidien ?

Une méthode particulièrement féconde pour réduire au silence l'enfant intérieur consiste à rire franchement de lui. De cette manière, il perd toute son importance. Rire de soi-même est une arme puissante pour surmonter de nombreuses névroses. Par exemple :
  • « Oui, mon pauvre enfant, aujourd'hui tu souffres tellement qu'on va décréter une journée de deuil national ! ».
  • « C'est certain : ton cas est tellement exceptionnel qu'on va te dresser une statue sur la place publique ! ».
  • « Dans l'univers entier, personne n'a jamais souffert autant que toi : quelle pleurnicheuse ! ».
  • « Félicitations : tu viens de battre le record du monde de la souffrance, tu as bien mérité un biscuit ! ».

9. D'autres attitudes qui favorisent la guérison ?

  • Éviter de chercher constamment à attirer l'attention, comme le font les petits enfants. Affronter avec sérénité des situations nouvelles, ce que les enfants détestent généralement.
  • Refuser les gâteries excessives, les auto-indulgences et la paresse.
  • Chercher activement à rendre service aux autres, afin de sortir résolument de l'égocentrisme.
  • Se rappeler continuellement sa condition d'enfant bien-aimé de Dieu (filiation divine), en trouvant dans cette grâce infinie une consolation surnaturelle supérieure qui aide à mépriser les consolations mesquines de l'égoïsme.

E. Questions fréquentes

1. Comment prévenir l'homosexualité ?

On peut prévenir l'homosexualité en tenant compte de la manière dont elle se développe. Les attitudes suivantes constituent une aide précieuse :
  • Que les parents mènent une vie équilibrée et s'intéressent à leurs enfants avec une présence aimante et constante, sans excès d'autoritarisme ni absence affective.
  • Qu'ils élèvent leurs garçons comme des hommes et leurs filles comme des femmes. Par exemple, les garçons ont naturellement besoin de se dépenser dans des activités physiques intenses. (C'est pourquoi les établissements scolaires masculins ont traditionnellement des coûts d'entretien et de réparation supérieurs à ceux des filles).
  • Entraîner les fils et les filles à mener une vie généreuse et féconde sans jamais se complaire dans le rôle de victime. Ne rien concéder aux caprices et aux plaintes excessives.
  • Donner une éducation affective et sexuelle juste, saine et non permissive.
  • À l'école et dans les groupes d'amis : réprouver fermement les moqueries sur la virilité des garçons et éviter que quiconque ne soit isolé.
  • Développer le sens de l'humour et une sainte humilité. Encourager une vie consacrée au travail bien fait et au service généreux des autres.
  • Développer l'exigence envers soi-même, s'entraîner à l'effort soutenu et à l'endurance. Fuir l'apitoiement sur soi et les récriminations continuelles.
  • Nourrir une solide vie spirituelle et sacramentelle, qui offre les appuis les plus sûrs dans toutes les épreuves de l'existence.

2. L'homosexualité et l'alcoolisme sont-ils comparables ?

Un correspondant pose cette question de comparaison, qui n'est exacte que sous certains aspects :
  • Tant les personnes alcooliques que les personnes homosexuelles sont des êtres humains qui méritent un profond respect. Cela ne signifie pas pour autant que les ivresses et les actes homosexuels soient des actes droits et légitimes. Il doit y avoir une immense compassion pour les personnes, mais tous les actes humains ne sont pas moralement bons.
  • Tant l'alcoolisme que les pulsions homosexuelles constituent des inclinations désordonnées qui doivent être maîtrisées par la volonté.
  • Dans les deux cas, si l'on cède à l'inclination, il devient ensuite beaucoup plus difficile de se maîtriser lors des occasions suivantes.

3. L'homosexualité est-elle une tendance naturelle ?

Tout dépend de ce que l'on entend par le mot « naturel » :
  • Si par naturel on entend spontané, alors l'homosexualité peut être qualifiée de naturelle, tout comme on pourrait le dire du vol ou du meurtre lorsqu'ils résultent d'une pulsion impulsive à laquelle on s'abandonne. En ce sens, il est clair que tout ce qui est spontané n'est pas moralement correct ni bon pour l'homme. Pour éviter toute confusion, il est bien préférable dans ces cas d'employer le terme « spontané », et de réserver le terme « naturel » à ce qui suit.
  • Si naturel désigne ce qui est conforme à la nature authentique de l'être humain, alors l'homosexualité n'est pas une inclination naturelle, mais une défaillance par rapport à l'ordre naturel. Ce qui est naturel dans la sexualité humaine, c'est qu'un homme s'unisse à son épouse et qu'ils donnent naissance à des enfants. Si les enfants ne peuvent naître de cette union par nature, c'est que quelque chose dévie de l'harmonie naturelle.

4. L'homosexualité est-elle un défaut ?

L'homosexualité est une inclination contraire à l'ordre naturel de la sexualité humaine, et présente donc un caractère défectueux. Chaque personne possède diverses qualités et de multiples défauts, de sorte qu'avoir des faiblesses est le lot commun de l'humanité ; mais un défaut demeure une déficience et ne saurait être assimilé à une perfection.

5. Et que penser de la fierté gay ?

Tout orgueil est dangereux et préjudiciable pour l'âme. Se glorifier d'une difficulté ou d'un désordre ne résout absolument rien, mais empêche au contraire de chercher des solutions réparatrices. En l'occurrence, cet orgueil incite les personnes à s'enfermer dans des conduites qui blessent leur dignité profonde.

6. Cette fierté n'est-elle pas un moyen d'améliorer l'estime de soi ?

Il est fort probable qu'ils agissent ainsi pour cette raison, car l'homosexualité s'accompagne presque toujours d'un complexe d'infériorité sous-jacent. Mais l'estime de soi ne se renforce jamais par l'illusion ou le mensonge, mais bien par l'acceptation courageuse de la vérité et par l'effort généreux pour se corriger. La fermeté et la constance dans la maîtrise de soi procurent une satisfaction profonde et durable.

7. On dit que l'homosexualité est un défaut et une maladie. Depuis la Colombie, on nous demande : est-ce de la haine et de la discrimination ?

Non, ce n'est absolument pas cela. Dire avec vérité et bienveillance qu'une personne a des fragilités, des faiblesses ou des maladies ne peut jamais être assimilé à une discrimination ou à un manque d'amour, dans la mesure où tous les êtres humains en partagent la condition sur cette terre.

8. Que dit l'Église catholique au sujet de l'homosexualité ?

L'Église fait une distinction essentielle et lumineuse entre les personnes et les actes. Elle demande d'accueillir les personnes avec respect, compassion et délicatesse fraternelle, tout en enseignant avec clarté et fidélité à l'Évangile que les actes homosexuels sont intrinsèquement désordonnés et contraires à la loi de Dieu. Cette même attitude d'amour et de vérité caractérise l'Église face à tout comportement désordonné : une infinie miséricorde envers les pécheurs et une ferme exigence morale envers le péché, car faire le bien ou faire le mal ne sera jamais la même chose.

9. Où peut-on trouver de l'aide pour surmonter l'homosexualité ?

De nombreux psychologues et psychiatres chrétiens compétents proposent un accompagnement sérieux et efficace. Voici quelques références et ressources médicales et pastorales :
  • www.narth.com : Association nationale pour la recherche et la thérapie de l'homosexualité (NARTH), regroupant de nombreux spécialistes internationaux.
  • www.pathinfo.org : informations et orientations thérapeutiques.
  • Bibliographie : des ouvrages spécialisés sont disponibles pour approfondir cette démarche d'espérance.
Note : une grande partie de cet article s'inspire des travaux du docteur Gerard J.M. van den Aardweg, notamment de son ouvrage « Homosexualité et espérance », ce psychologue ayant accompagné avec succès vers la guérison près d'une centaine de personnes homosexuelles.

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