A. Les fiançailles en général
1. Qu'est-ce que les fiançailles ?
2. Les fiançailles et le fait de tomber amoureux
- Pensée fréquente pour la personne aimée, que l'on se présente comme idéale et merveilleuse.
- Désir de se voir, de se parler, de se réunir. Désir de plaire à celui que l'on aime.
- Planification intense pour atteindre les projets précités (plaire, se rencontrer ...), avec une légère négligence d'autres devoirs.
- Sentiments intenses et émotions à la présence réelle ou imaginée de la personne aimée.
- Désir de servir et de chercher le bien de l'être aimé. C'est la caractéristique de l'amour authentique, alors que les points antérieurs sont un peu instables et propres à l'amour - sentiment (qui est aussi correct).
3. Quelles relations appelle-t-on fiançailles ?
4. N'importe quelle relation affective est-elle fiançailles ?
B. Le sexe dans les fiançailles ?
1. L'amour et le sexe vont-ils ensemble ?
2. Les fiançailles sont-elles une excuse pour l'usage du sexe ?
3. Mais si nous deux le voulons ?
4. Alors, pourquoi sortir ensemble ?
5. Brève explication
6. Est-il suffisant de s'engager mutuellement pour toujours ou devant Dieu, sans nécessité de témoins ?
7. Mais n'importe quel amoureux pense que son amour est éternel
8. D'autre part, le vrai amour ne cherche pas d'excuses pour user du sexe le plus possible. L'affection authentique ne vise pas le plaisir égoïste de soi-même, mais elle pense plus à servir la personne aimée avec l'effort qui est nécessaire.
8. D'autre part, le véritable amour ne cherche pas d'excuses pour user du sexe autant que possible.
9. Exemples de ce qu'il ne faut pas faire dans les fiançailles
10. Les ennemis
11. Les relations pré-matrimoniales sont-elles nécessaires pour bien se connaître ?
12. Rapports sexuels, mais pas beaucoup ?
13. Exemple de perte de dignité ?
14. Les actes répétés engendrent des habitudes durables
C. Les fiançailles précoces
1. Les fiançailles sont-elles recommandables à l'âge précoce ?
- Il ne convient pas que les fiançailles durent beaucoup d'années à cause du danger de confiance excessive.
- À l'âge précoce, il y a souvent moins de maîtrise de soi et il est plus difficile de vaincre les tentations d'impureté qui existe dans cette fréquentation intense.
- À cet âge, l'amour se confond plus facilement avec le plaisir ou le goût. Si ces appétits sont encouragés, le cœur devient égoïste et dans le futur, le don et le sacrifice propres au vrai amour et aux fiançailles authentiques seront plus difficiles.
- La nature fait payer cher quand on altère ses rythmes normaux (loi naturelle).
- Aimer quelqu'un c'est désirer son bien, toujours aux dépens du propre effort. L'amour inclut la capacité de se sacrifier, et un bon entraînement c'est l'attente. Se respecter, s'aimer, se savoir aimés, et savoir attendre.
2. Dans quel sens la nature fait-elle payer cher ?
- Supposons quelqu'un d'encore immature qui cherche des relations propres aux personnes mûres. La facture de la nature est souvent un plus grand retard à atteindre la maturité.
- Supposons une autre personne qui confondait l'amour avec les plaisirs. La facture de la nature est une grande difficulté d'aimer réellement, et que les plaisirs chaque fois lui soient moins agréables.
- Également, si quelqu'un essaie de remplir le cœur à force de satisfaire des goûts, il se trouvera avec un cœur de plus en plus vide et moins satisfait.
- Un dernier exemple est le cas de celui qui banalise et considère comme un jeu les relations avec les personnes de l'autre sexe (aujourd'hui avec l'un, demain avec l'autre). La facture de la nature consiste en une plus grande difficulté pour obtenir une relation stable. Des problèmes s'ajoutent à cela dans la profession puisqu'il est difficile d'être responsable (responsabilité) à celui qui n'a pas su l'être dans quelque chose d'aussi sérieux que les fiançailles.
3. La relation fréquente des garçons et des filles à l'âge précoce est-elle recommandable ?
- Il y a maturité des personnalités virile et féminine.
- Les plans séparés sont souvent plus amusants.
- Pendant ces années de croissance, le cœur et l'esprit sont un peu révoltés, il manque la sérénité et il est nécessaire d'apprendre à se maîtriser. Durant ces périodes, la fréquentation avec des personnes de l'autre sexe est souvent contre-indiquée car elle fait davantage tourner la tête, le cœur et les sentiments.
- Les amours de début sont très intenses et ont besoin de distance pour apprendre à aimer: si l'amour-sentiment est trop alimenté, il finit par noyer l'amour-charité, puisque le coeur devient égoïste.
4. Ces mauvaises habitudes se prennent-elles aussi dans les fiançailles d'âge mûr ?
5. Et les relations trop précoces entre garçons et filles ?
- La personnalité virile et la personnalité féminine mûrissent bien plus harmonieusement.
- Les activités de groupe entre pairs sont généralement plus saines et formatrices.
- Durant ces années de puberté, le cœur et la tête sont en pleine ébullition ; la sérénité fait défaut et l'on doit avant tout apprendre à se maîtriser soi-même. Les fréquentations précoces troublent l'esprit et les sentiments.
- Les premiers engouements émotionnels sont très intenses et ont besoin de recul pour apprendre ce qu'est le vrai don de soi : si l'on nourrit excessivement l'amour-sentiment, il finit par étouffer l'amour-charité, car le cœur devient égocentrique.
D. Comment arrive-t-on au mariage ?
1. Quel processus conduit-il au mariage ?
- Si l'attraction mutuelle se fait sans contrôle, l'instinct animal s'impose, et on cherche et on obtient des plaisirs sexuels. De cette façon, l'être aimé devient quelque chose qui me donne du plaisir. Je l'apprécie et l'utilise. Ainsi on en arrive à la fornication, à l'amour libre, au concubinage, etc.
- Si l'égoïsme est dominé et l'on s'exerce dans le service envers cette personne, l'amour-charité augmente, et le moment arrive où l'on désire dédier la vie entière à l'autre. Ce don mutuel conduit au mariage.
2. Un exemple de ces deux voies ?
3. Comment distinguer une situation de l'autre ?
- S'il y a un désir de servir, d'aider l'autre, c'est un bon symptôme.
- C'est aussi un bon signe si l'on considère l'autre comme le futur père ou la future mère de ses enfants. Si l'on désire former ensemble une famille pour la vie.
- En revanche, ce serait un mauvaise voie de penser à l'autre seulement comme quelque chose de plaisant. Cela est normal au début des fiançailles, mais ensuite, on doit entrer dans une perspective de service, chercher le bien de l'autre.
E. Comment choisir son fiancé ?
1. Est-ce une décision importante ?
2. Des fiançailles peuvent-elles être rompues ?
3. Mais personne n'est parfait...
4. Quelques conseils pratiques ?
Une recommandation classique que certaines mères donnent à leurs enfants est celle-ci : « Ni si belle qu'elle enchante, ni si laide qu'elle effraie ». C'est-à-dire :
- Qu'elle te plaise, car tu vas vivre avec elle toute ta vie.
- Que son aspect extérieur ne captive pas au point d'empêcher de découvrir des défauts intérieurs, importants eux aussi.
5. Quels sont les points capitaux à évaluer ?
- La religion et les principes moraux partagés : rappelons-nous que le but suprême de notre pèlerinage sur terre est de parvenir au ciel. Il est capital d'avoir à ses côtés un conjoint qui nous soutienne et nous encourage dans cette direction, plutôt qu'une personne qui y met des obstacles continuels.
- L'attitude envers l'accueil des enfants : nous parlons ici de fonder un véritable foyer familial chrétien. Cela implique que les futurs époux désirent de tout cœur accueillir généreusement les enfants que Dieu leur donnera et s'engagent à les élever avec dévouement.
7. Quels sont les vices qu'il faut fuir absolument ?
8. Quelles qualités le fiancé doit-il posséder ?
- Qu'il soit travailleur et courageux dans l'effort : une famille avance au prix de sacrifices quotidiens et d'un labeur assidu. Il vaut mieux ne pas avoir à porter ces charges tout seul. Qu'il exerce un métier stable procurant des revenus suffisants pour faire vivre dignement le foyer.
- Qu'il partage des valeurs et des goûts comparables, ou du moins qu'il fasse preuve de souplesse d'esprit, d'adaptabilité et d'une capacité sincère à reconnaître ses erreurs et à s'amender.
- Qu'il ne soit ni perpétuellement critique, ni dominateur ou colérique, car la vie commune avec de telles personnalités devient vite invivable. Que son humeur soit égale et ses fâcheries brèves. Qu'il aime la sainte liberté et ne soit pas maladivement possessif ou étouffant.
9. D'autres aspects dont il convient de tenir compte ?
10. Quelques exemples illustratifs
- « Je suis éperdument amoureuse d'un garçon qui se drogue. Dois-je poursuivre notre relation ? » — Réponse : vous devez rompre immédiatement ces fiançailles ; pleurez pendant quelques jours s'il le faut, puis tournez la page et cherchez un jeune homme équilibré qui ne fréquente pas l'univers des drogues.
- « Je suis très amoureuse d'un garçon extrêmement séduisant et sympathique, mais totalement fainéant. Que faire ? » — Réponse : mettez ce paresseux au pied du mur sans tarder. Si dans les deux semaines qui suivent il ne s'est pas mis résolument au travail, rompez sans regret.
- « Je suis très attachée à un jeune homme de confession musulmane. Dois-je envisager le mariage ? » — Réponse : vous devez considérer avec une grande lucidité que le statut de la femme est très dévalorisé dans l'islam, et que d'ordinaire la foi catholique de l'épouse et des enfants n'y est pas acceptée. Il est infiniment plus prudent de renoncer à ce projet.
- Autre cas : « Il me menace de se suicider si je le quitte. Que dois-je faire ? » — Réponse : une telle déclaration constitue un chantage affectif inacceptable. Vous pouvez rompre immédiatement. Épouser une personne capable d'un tel chantage serait une catastrophe. Le cas échéant, prévenez ses parents pour qu'ils prennent les mesures nécessaires.
11. Ces conseils sont-ils encore utiles après le mariage ?