1. Collaborer dans la création
- Dieu Notre Seigneur a créé le monde bon, mais sans être complètement parfait. Et il a chargé l'homme de le rendre meilleur. De cette façon, le Seigneur élève la
dignité de l'homme en faisant de lui son collaborateur dans la tâche créatrice. Ainsi, le travail humain prend un nouveau sens, en devenant une collaboration de l'homme et de la femme avec Dieu dans le perfectionnement de la Création, d'une participation à l'œuvre créatrice de Dieu. C'est quelque chose de très important et c'est valable pour n'importe quel travail.
2. Est-ce que cela arrive seulement avec les tâches importantes?
Il semble que perfectionner le monde seul est à la portée de certaines tâches importantes mais ce n'est pas le cas, car n'importe quel service rendu à l'homme améliore la création dans son aspect central. Par exemple, les métiers de Jésus, de Marie et de Joseph à Nazareth n'ont pas été apparemment des travaux brillants; pourtant, il n'y a pas de travail d'aussi grande portée que le leur puisque, avec leurs efforts, ils ont rendu des services au Fils de Dieu, à la Mère de Dieu, à la famille de Dieu sur la terre.
3. Union avec Dieu le Fils
- Le travail est un moyen d'union et d'identification au Christ qui a passé une grande partie de sa vie en travaillant. Cela change remarquablement le sens du travail, puisque celui qui le réalise ressemble au Christ travailleur. En plus, celui qui s'occupe d'une tâche routinière et anodine peut être sûr qu'avec ce travail il imite le Christ, il ressemble au Fils de Dieu. Même les ennuis et la fatigue acquièrent un nouveau sens, puisqu'Il les a aussi connus. Notre travail -y compris l'épuisement- nous rend imitateurs du Christ et corrédempteurs avec Lui.
4. Le travaille peut-il sanctifier?
Le travail fait partie des plans de Dieu pour l'
homme, de façon que celui qui travaille - avec une condition que nous verrons ensuite - accomplit la volonté divine et c'est pourquoi il aime Dieu, il grandit dans une sainteté. Le Saint-Esprit se sert de nos tâches pour nous sanctifier. Ainsi, le travail et l'application au travail trouvent un troisième sens revalorisant: c'est un moyen de sanctification, et partant, de
bonheur.
5. Une mise au point
- Le Seigneur veut que nous travaillions, mais ce n'est pas l'unique chose qu'il désire. Nous devons aussi prier, nous occuper des obligations familiales, etc. Le travail doit être rendu compatible avec les autres tâches.
6. Le travail unit-il à Dieu et sanctifie-t-il toujours?
Pas toujours. Pour que le travail contribue à l'union avec le Dieu, on a besoin de quelques conditions qui peuvent être regroupées en une seule: la rectitude d'intention. Réaliser les actions pour des motifs nobles, et renouveler ces désirs fréquemment, en rectifiant l'intention si c'est nécessaire.
7. N'importe quelle bonne fin suffit-elle?
Pour que le
travail et l'application au travail sanctifient, une fin simplement bonne ne suffit pas. Il faut qu'elle soit surnaturelle: l'amour de Dieu, l'apostolat... Il s'agit d'offrir les tâches à Dieu en les réalisant par
amour pour Lui, pour la Vierge, pour les âmes.
8. S'agit-il de penser toujours à Dieu?
Il ne s'agit pas de penser à Dieu à chaque instant, car pour bien travailler - comme Il le désire- il faut mettre la tête dans ce qu'on fait. Le secret consiste plutôt à réaliser les tâches dans une atmosphère de piété qui est comme l'air qui entoure l'agir. Cette piété devra avoir de manifestations claires et concrètes de temps en temps.
9. Alors?
S'il l'on maintient le regard tourné vers ces finalités, les activités acquièrent un sens nouveau: elles se dirigent vers le Seigneur et se convertissent en prière. Une prière qui n'est pas vocale et mentale pourrait se nommer manuelle puisque ce qui s'élève à Dieu ce ne sont pas des paroles ni des pensées, mais les œuvres que les mains réalisent.