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Foi

Se tenir au pied de la croix est une forme d'amitié

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Quand tu ne peux plus rien changer au dénouement, rester présent peut être le geste le plus vrai.

La peine d'autrui provoque de l'impuissance. On cherche des mots réconfortants, des issues ou une raison qui justifie sa venue. Si rien n'aboutit, la tentation de s'éloigner se fait sentir. Au pied de la croix, Marie et Jean ne règlent rien à la tragédie. Ils sont là, simplement. Cette présence n'a rien de passif : elle soutient le regard devant le mal, partage le temps et empêche l'éprouvé d'être réduit à son malheur. Elle demande aussi de la prudence. Parfois, accompagner consistera à garder le silence ; d'autres fois, à faire des démarches, à protéger ou à chercher un secours spécialisé. N'en fais pas un spectacle et n'exige aucun remerciement. L'ami fidèle accepte de ne pas être le sauveur. Il peut offrir un havre humain dans l'insupportable et préserver la certitude que la peine n'a pas rompu le lien.

Idée clé

L'amitié fidèle demeure face à la souffrance qu'elle ne peut guérir et adapte sa présence sans prétendre sauver.

Ton défi pour cette idée

Va vers quelqu'un dont tu ne sais consoler la peine et offre une présence : courte visite, marche ou aide pour une démarche.

D'APRÈS

Force →